C'est quoi, HTAP?

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L’ HTAP (Hypertension Artérielle Pulmonaire) est une maladie vasculaire pulmonaire rare et grave qui touche les vaisseaux sanguins des poumons.  Elle se caractérise par une tension élevée dans les artères des poumons et elle se définit cliniquement par une augmentation des résistances artérielles pulmonaires due au rétrécissement des petites artères dans les poumons, aboutissant à une insuffisance cardiaque droite.  Elle est définie par une pression artérielle pulmonaire (PAP) moyenne supérieure à 25 mmHg (millimètre mercure) au repos ou supérieure à 30 mmHg à l’effort.

À travers le monde, le nombre de personnes souffrant d’HTAP est estimé à 52 personnes par million.  Des personnes de tous âges, toutes nationalités, femmes, hommes et enfants sont touchées.

C’est une maladie chronique évolutive qui se manifeste principalement par une atteinte de la capacité fonctionnelle nuisant à la qualité de vie et conduisant également à une diminution de l’espérance de vie.

Chez les personnes souffrant d’HTAP, la circulation du sang est freinée au niveau des poumons.  Comme nous l’avons déjà mentionné, le ventricule gauche du cœur pompe le sang à travers notre cœur et le cœur droit pompe le sang dans nos poumons où il sera enrichi d’oxygène.

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Normalement il n’y a pratiquement pas de pression à l’intérieur des poumons afin que le sang puisse circuler sans problème entre le cœur et les poumons.  Si cependant la pression augmente, 2 conséquences s’ensuivent :

  • Les minuscules vaisseaux pulmonaires se ferment lentement. Ils se bouchent littéralement soit par des petits caillots ou des zones fibreuses et le sang ne peut donc plus atteindre toutes les parties des poumons.  On doit donc fournir plus d’efforts pour respirer adéquatement.
  • Le ventricule droit pompe alors contre une résistance (comme si on coupait le débit d’un boyau d’arrosage en le pliant).  En conséquence, le cœur prend du volume, il s’agrandit et il peut même en résulter un infarctus du ventricule droit du cœur.

Les signes de cette pathologie n’étant pas spécifiques, il existe souvent un retard du diagnostic.  Ce retard est estimé de 18 mois à 2 ans en moyenne.