Symptômes

Le taux de mortalité de l’HTAP peut être supérieur à celui de certaines formes de cancer, notamment les cancers du sein et colorectal. Un autre obstacle au diagnostic de l’HAP est celui de sa présentation clinique initiale propre à chaque personne.  Le tableau est en effet le plus souvent fruste et, surtout, particulièrement aspécifique.  Une dyspnée d’effort est parfois la seule plainte exprimée par le patient  (comme monter des escaliers, marcher sur de courtes distances ou simplement s’habiller…): « L’HTAP a sévèrement limité mon quotidien. Je ne peux pas sortir de chez moi lorsqu’il fait froid et je m’essouffle en faisant les choses simples que je faisais autrefois, comme monter des escaliers. Je suis grand-mère et mon deuxième petit enfant doit naître au mois de mai. Mon plus grand souhait est de pouvoir les voir grandir », déclare Rosie Matthysen, Présidente honoraire de l’Association d’Hypertension artérielle pulmonaire en Belgique Asbl, chez qui l’HTAP a été diagnostiquée en 2000. L’inadaptation consécutive du débit cardiaque à l’effort peut mener à la syncope.  La maladie progressant, apparaissent les symptômes de défaillance cardiaque droite, incluant œdèmes périphériques, inappétence (manque d’appétit).  Le patient présente alors une maladie avancée (càd 75% de circulation pulmonaire a déjà disparue hors une fois le processus enclenché, il n’y a pas de machine arrière) Les symptômes courants comportent de l’essoufflement, des lèvres bleues et de la fatigue.  Ceux-ci sont souvent non spécifiques, c’est pourquoi l’HTAP est régulièrement confondue avec l’asthme ou d’autres maladies, ce qui implique un diagnostic tardif. Il est urgent d’apporter une assistance complémentaire aux personnes atteintes d’une maladie grave et invalidante sur le plan physique et psychique, vu son caractère létal (qui entraîne la mort). La perte du fonctionnement normal due à la nature évolutive de l’HP est en grande partie irréversible, c’est pourquoi un diagnostic et un traitement précoces sont indispensables.